Le changement climatique est défini par la Convention Cadre de Nations Unies sur les Changements Climatiques, comme " les changements de climat qui sont attribués directement ou indirectement à une activité humaine altérant la composition de l'atmosphère mondiale et qui viennent s'ajouter à la variabilité naturelle du climat observée au cours de périodes comparables ". Il se manifeste par des phénomènes atmosphériques extrêmes plus fréquents et plus intenses qui ont à coup sûr des impacts très néfastes sur la disponibilité, l’accessibilité, la stabilité et l’utilisation de la nourriture.
Selon la FAO, les changements climatiques aggraveront les conditions de vie des populations déjà vulnérables et ne bénéficiant pas de la sécurité alimentaire et augmentera ainsi la faim et la malnutrition.
Ces changements ont entraîné des incertitudes grandissantes et des risques plus élevés pour l’agriculture pluviale stricte. Les pays vulnérables sous climats déjà initialement arides et mêmes sous climats tempérés ont adopté l’irrigation qui devient ainsi un déterminant de plus en plus important pour la productivité des terres, la stabilité des rendements et l’adaptation aux effets du changement climatique.
La capacité de ces populations à faire face aux impacts néfastes des changements est fonction du contexte politique existant, ainsi que des facteurs socio-économiques. C’est ainsi que, pour assurer la sécurité alimentaire et faire de l’agriculture le moteur de l’économie, le Mali a mis l’accent sur la maîtrise de l’eau. Cela se manifeste par l’adoption de la Loi d’Orientation Agricole (LOA) par l’Assemblée Nationale.
Cependant, malgré des investissements importants dans les infrastructures, l’irrigation fait face à de nombreux défis que sont entre autres
- perturbation de la disponibilité en eau au niveau des grands barrages
- la gestion collégiale et transfrontalière des grandes sources d’eau (fleuves et lacs)
- faible efficience d’utilisation de l’eau d’irrigation,
- diminution des fonds publics pour les investissements
- dégradation des infrastructures et des ressources en terres des zones irriguées
- etc.
La levée de ces défis permet à l’irrigation de contribuer pleinement au développement économique, la réduction de la pauvreté et améliorer la sécurité alimentaire tout en évitant les effets collatéraux néfastes sur l’environnement.
La 3ème Conférence Africaine sur l’Irrigation et le Drainage de la Commission Internationale des Irrigations et du Drainage (CIID) apparaît ainsi comme une opportunité certaine de proposer des stratégies permettant d’atteindre cet objectif.
Cette année, la conférence est organisée conjointement avec le Salon Africain de l’Irrigation et le Drainage qui est également à sa troisième édition
Mise à jour : 23/01/2012 -